Qui y pense ?

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Dossier de presse

Qui y pense ? est un site gratuit, sans inscription, sans publicité et anonyme : un couple y fait en dix minutes le point sur sa répartition domestique. Pour chacune des 50 tâches du foyer, deux questions : qui s'en occupe, et qui y pense.

Télécharger le dossier en PDF 4 pages, 169 Ko, octobre 2026

Premiers résultats de l'étude

Pour afficher le résultat, chaque couple accepte qu'une copie anonymisée rejoigne une étude. Au 20 octobre 2026, 1 366 réponses, dont 1 236 couples femme-homme ayant répondu à au moins 20 tâches. Ce n'est pas un sondage déclaratif (« qui en fait le plus ? ») mais une mesure, tâche par tâche : qui la fait, qui y pense.

59 %de la charge mentale portée par elle, en moyenne (56 % du temps)
74 %des foyers où elle porte plus de la moitié de la charge mentale ; 23 % où c'est lui
27 h / 20 hde maison par semaine, elle et lui, quand les deux travaillent à temps plein (109 couples)
Part de la charge mentale portée par elleMoyenneCouples
Quand c'est elle qui remplit65 %553
Quand c'est lui49 %300
Quand ils remplissent à deux58 %268
Sans enfant56 %343
Un enfant58 %315
Deux enfants60 %417
Trois enfants et plus63 %161

Échantillon des visiteurs du site, pas un sondage représentatif : des couples volontaires, venus surtout par LinkedIn et le bouche-à-oreille. Les écarts entre sous-groupes sont stables depuis les 400 premières réponses. Chiffres mis à jour sur demande.

L'outil en trois chiffres

50tâches, de la plus courante à la plus rare, nomenclature INSEE et cartes Fair Play
2questions par tâche : qui s'en occupe, qui y pense
0donnée personnelle : ni nom, ni adresse, ni inscription

D'où ça vient

D'un tableur tenu à deux à la maison depuis 2025, que l'entourage réclamait. Le tableau des heures était honnête et faux à la fois : il ne disait pas qui portait la maison. On a ajouté une colonne, qui y pense, et le tableau a enfin ressemblé à la réalité.

Ce que le résultat montre

Trois chiffres par personne : les heures par jour, le nombre de tâches faites, et le nombre de tâches gardées en tête. Le troisième est celui dont on ne parle jamais, et c'est souvent lui qui décroche. Les durées par défaut sont calibrées sur l'enquête Emploi du temps de l'INSEE, puis corrigibles ligne par ligne. Le résultat vit dans l'adresse de la page : c'est ce lien que l'on envoie à l'autre.

Écran du résultat : trois chiffres par personne et le temps par famille de tâches
Exemple de résultat. Ce couple partage 65 % du temps d'un côté, mais 78 % de la charge mentale : 39 tâches gardées en tête contre 11.

Sept chiffres sourcés, vérifiables

ChiffreCe qu'il ditSource
4 h 01 contre 2 h 13Temps domestique quotidien des femmes et des hommes en FranceINSEE, enquête Emploi du temps 2010
1 h de moins, 6 min de plusÉvolution entre 1986 et 2010, pour les femmes puis pour les hommesINSEE, Regards sur la parité 2012
60 milliardsHeures de travail domestique par an en France, non rémunéréesINSEE, Insee Première 1423
1 couple sur 5Couples où les deux travaillent qui décrivent un partage égalINED, enquête FAMEMP, 2025
86 % et 89 %Hommes qui ne repassent jamais, femmes qui ne bricolent jamaisINED, Pailhé, Solaz, Souletie, 2019
72,6 % contre 63,6 %Part de la planification et part de l'exécution portées par les mèresÉtude sur 322 mères, PMC, 2024
41 % contre 48 %Femmes et hommes qui estiment que le ménage est partagé à égalité chez euxEIGE, 2022

Ce qu'il fait, ce qu'il ne fait pas

Il fait

  • 50 tâches ordonnées de la plus courante à la plus rare
  • Deux questions par tâche, faire et y penser
  • Trois résultats par personne, plus le détail par famille de tâches
  • Des durées corrigibles ligne par ligne
  • Un export Excel et un lien de partage qui contient les réponses
  • La charge totale par semaine, travail payé compris, si le couple indique ses heures
  • Une comparaison avec les couples qui lui ressemblent (enfants, temps de travail), sans note ni jugement
  • Un blog de treize articles qui documente chaque chiffre

Il ne fait pas

  • Ni inscription, ni publicité, ni collecte à l'insu du visiteur
  • Ni score, ni classement, ni jugement
  • Aucune conversion de la pensée en minutes : aucune enquête sérieuse ne le fait tâche par tâche
  • Aucune intelligence artificielle dans le produit : une liste, deux questions, une multiplication

Confidentialité, en une phrase vérifiable

Les réponses restent dans le navigateur : elles sont encodées dans l'adresse de la page, le fichier Excel se fabrique sur l'ordinateur du visiteur, et la mesure d'audience ne se déclenche qu'après un accord explicite.

Une seule chose sort, et c'est annoncé en face avant le résultat : pour afficher le résultat, le site en conserve une copie anonymisée, destinée à une étude sur la répartition domestique. Les réponses tâche par tâche et les totaux, jamais les prénoms, ni adresse, ni e-mail, ni adresse IP : rien qui permette de remonter jusqu'à un foyer. C'est la contrepartie d'un outil gratuit et sans publicité.

Quatre phrases citables

Le tableau des heures était honnête et faux à la fois : il ne disait pas qui portait la maison.

Déléguer une tâche en gardant le fait d'y penser, ce n'est pas déléguer, c'est ajouter un intermédiaire.

Quand c'est elle qui remplit, elle porte 65 % de la charge mentale ; quand c'est lui, 49 %. Chacun voit d'abord ce qu'il fait lui-même : c'est pour ça que le point se fait à deux.

L'égalité n'est pas le but. Le but, c'est que personne ne découvre l'organisation de sa propre maison en la subissant.

Les questions qu'on nous pose

Qui est derrière ? Un couple, qui tenait le tableur d'origine. Le site ne porte pas de nom d'auteur parce que le sujet appartient à ceux qui l'utilisent.

Comment c'est financé ? Par des dons, et un coût de fonctionnement quasi nul. Le site s'est donné une charte : résultat gratuit pour toujours, aucune publicité, aucune donnée individuelle vendue ni transmise, et aucun partenaire futur n'aura de droit de regard sur les chiffres ni sur les textes. Le baromètre du 8 mars 2027 cherche ses partenaires : voir la page partenaires.

Pourquoi 50 tâches et pas 100 ? Parce que dix minutes est la durée au bout de laquelle un couple s'arrête. Les tâches sont classées du plus courant au plus rare, et un point de sortie est proposé à mi-parcours.

C'est encore un outil pour culpabiliser les hommes ? Non, et un article entier du blog explique pourquoi : la charge mentale masculine existe, elle se loge ailleurs, dans l'administratif, la voiture, les réparations, elle est mesurée avec la même liste, et le site ne dit jamais qui devrait faire quoi.

Et si un couple assume un déséquilibre ? C'est une position défendue sur le blog : un déséquilibre décidé, compté et réversible n'est pas une injustice. Le 50/50 est une unité de mesure, pas un objectif.

Sur demande

Captures des trois écrans en clair et en mobile, exemple de résultat partageable par lien, méthode de calcul détaillée et liste des sources, couple témoin disponible pour raconter son expérience. Écrivez à contact@quiypense.org.